Election presidentielle en France : la domination du Parti « Libéral » des Girondins, de 1789 jusqu’à aujourd’hui

Election presidentielle en France : la domination du Parti « Libéral » des Girondins, de 1789 jusqu’à aujourd’hui

La constitution du bloc libéral explicite s’est donc produite pendant les années 1789/1795, même si, sous l’Ancien Régime, ce « bloc » était déjà LE pouvoir, avec l’association des noblesses (épée et robe), avec la bourgeoisie. Si les figures « révolutionnaires » des « Montagnards » sont les plus connues, les élus « Girondins », liés au groupe de la « Plaine » ou du « Marais », le sont moins alors que leur nombre et leurs influences sur le cours des évènements furent majeurs. Officiellement, le parti des Girondins fut « décapité », par les évènements de mai/juin 1793, lorsque la Commune de Paris et la Garde nationale réclamèrent les arrestations et la mise en accusation de la majorité des élus identifiés en tant que tels. Mais si certains furent, effectivement, condamnés (à mort et exécutés), nombre échappèrent, en fait et/ou en droit, à un procès et à une condamnation, et soutinrent les préparatifs et l’exécution de la chute de Robespierre et des Montagnards, fin juillet 1794. Depuis, d’abord avec Thermidor, puis avec le Directoire, ce parti libéral est à la tête de la France. En effet, Bonaparte fut sa créature, jusqu’à ce que celles et ceux qui profitaient du pillage de l’Europe doivent se rendre à l’évidence, que leur champion était perdu, et alors ils se convertirent immédiatement à ce qui allait devenir le nouvel ordre européen, décidé au « Congrès de Vienne », en 1815. Louis XVIII, Charles X, Louis Philippe, la brève 2ème République, le Second Empire, avec Napoléon III, ont eu des gouvernements qui ont absolument et diversement satisfait les exigences de ce parti de l’Argent. La 3ème République, née sur les cadavres des Communards, a décuplé les fortunes, avec les colonies. Le régime de Pétain, loin d’être un régime qui contredisait la « 3ème République » que, officiellement, il dénonçait, en a prolongé les principes économiques. Et la 4ème et la 5ème République ont continué également. Etant donné l’importance, les spécificités historiques, nous devrons revenir à ce sujet, à de multiples reprises et de manière différente, par des articles, des entretiens. Le gouvernement Macron constitue une simple continuité, radicalisée, comme la grande Bourgeoisie qui est derrière lui sait le faire quand ses intérêts se réduisent ou sont menacés.

François Guizot, symbole du Parti Libéral

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